Des dunes de Malichigdane à l’oasis de Tergit

Jour 1 – De Paris à l’Adrar

Vécu le 20 mars 2005

Nous quittons Paris avec un retard conséquent sur l’horaire officiellement indiqué, et nous nous posons sur la piste d’Atar après un vol sans incident d’un peu moins de quatre heures trente. 32°C au sortir de la cabine, voilà qui nous change des 15°C parisiens ! Nous sommes accueillis après les formalités administratives par une équipe Club Aventure qui nous emmène en camion 4×4 jusqu’à foum Tizigui, où nous rejoignons notre bivouac dans le désert. Couscous de chameau, présentation du trek de la semaine, et c’est déjà le moment de notre première nuit à la belle étoile, au milieu des dunes.

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Jour 2 – Une première journée dans le désert

Vécu le 21 mars 2005

Après notre première nuit dans le désert, c’est au tour de nos premiers pas dans les dunes de l’erg Malichigdane. Sous le soleil qui ne fait que gagner en puissance au fil des heures, nous foulons les crêtes de sable sans apercevoir la moindre trace humaine. Morceaux fossiles d’œufs d’autruche, lézards des sables et calotropis rythment notre découverte. Et quand nous rejoignons la tente dressée pour le déjeuner, nous nous précipitons sous son ombre pour nous reposer. Une salade, la cérémonie du thé, et puis une longue sieste en attendant que l’après-midi s’avance et que la chaleur soit plus tolérable. Nous profitons pleinement de la deuxième partie de notre marche de la journée avec la lumière qui s’est adoucie… à tel point qu’il fait nuit quand nous arrivons au bivouac !

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Jour 3 – Une vue panoramique depuis le guelb Afoud

Vécu le 22 mars 2005

Les habitudes commencent à s’installer et nous nous levons tôt afin de profiter de la fraîcheur de la matinée. C’est l’occasion de prendre un peu plus son temps et d’observer les traces laissées par les animaux du désert. En fin d’après-midi, après la rencontre de deux bergers, nous grimpons en haut du guelb Afoud depuis lequel la vue panoramique sur les environs est magnifique. Après une heure et demie de marche agréable entre les calotropis, nous guettons le coucher du soleil, tranquillement installés sur la crête d’une dune. Ce soir, Mohamed fait cuire à même le sable une kisra, un pain traditionnel.

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Jour 4 – De l’eau sous le sable et une insolation

Vécu le 23 mars 2005

Ce matin encore, après un petit-déjeuner bien agréable grâce à la kisra, nous apercevons plusieurs traces d’animaux. Pour ceux qui marchent en avant du groupe, c’est même l’occasion de surprendre des fennecs qui s’empressent de disparaître dans leurs repaires. Et puis une surprise, pour nous qui pensions le désert désertique : il y a de l’eau sous les dunes, comme l’atteste ce puits auquel nous nous rafraîchissons. Un répit de courte durée puisque David, souffrant d’une insolation, doit passer le reste de la journée à dos de chameau, puis en camion. Anne-Laure, quant à elle, atteint à pied les dernières dunes de l’erg Malichigdane et rejoint le bivouac à l’entrée de la vallée Blanche d’El Abiod.

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Jour 5 – Le chant du désert devant la passe de Tifoujar

Vécu le 24 mars 2005

David est guéri de son insolation, et c’est avec entrain que nous abordons la grande dune d’En Ouakane. Haute de plusieurs dizaines de mètres et au dénivelé plutôt abrupt, la dune à la particularité assez unique de réagir en chantant aux vibrations qui accompagnent notre passage sur son dos. L’itinéraire nous entraîne ensuite plus profondément dans la vallée Blanche. La longue pause du déjeuner est animée par le passage de quelques vendeurs d’objets artisanaux, et puis nous reprenons notre marche jusqu’à l’entrée de la passe de Tifoujar. Magnifique dans les rayons du soleil couchant, elle est aussi pour nous l’occasion de revoir, de loin, quelques européens.

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Jour 6 – De la passe de Tifoujar à la passe de Tourfine

Vécu le 25 mars 2005

C’est Anne-Laure aujourd’hui qui est malade et qui va passer la journée à se reposer comme elle peut en rejoignant le bivouac en camion. Pour David, la journée commence avec les paysages grandioses de la passe de Tifoujar et de la vallée Blanche vues depuis le plateau de l’Adrar. Et puis c’est une longue marche, occupée à remonter la vallée dans le sens ouest-est, sous un soleil de plomb. L’occasion de traverser quelques villages, de voir une école, un jardin irrigué, d’acheter du riz et des boissons fraîches au bourg établi au carrefour des pistes qui mènent à la vallée. Le soir venu, c’est à l’entrée de la passe de Tourfine qu’est établi le bivouac, pour notre dernière nuit dans le désert.

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Jour 7 – De retour à Atar, en passant par l’oasis de Tergit

Vécu le 26 mars 2005

Ce n’est plus qu’une demie étape qui est aujourd’hui au programme. Nous atteindrons en effet l’oasis de Tergit – qui marque la fin de notre trek – avant midi. Nous quittons notre bivouac par la passe de Tourfine et notre passage par les plateaux qui surplombent Tergit nous donne l’occasion d’observer les paysages majestueux de la région. Après s’être rafraîchis aux sources de l’oasis et avoir déjeuné à la sortie du village, nous prenons la route en camion jusqu’à Atar. Notre visite du marché, au centre-ville, occupe notre fin d’après-midi et nous regagnons le soir venu l’auberge qui nous abrite pour la nuit.

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Jour 8 – Une matinée à l’aéroport

Vécu le 27 mars 2005

Après une bonne nuit et un réveil en fanfare sur les toits d’Atar, nous prenons la direction de l’aéroport. Après les adieux et la traditionnelle photo de groupe, nous enregistrons nos bagages, puis nous patientons jusque 14h30 et le décollage de notre avion pour Paris. Décalage horaire aidant, c’est à 21 heures que nous atterrissons en France, sous la pluie d’un début de printemps.

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En images

Nous avons bien sûr pris beaucoup de photos de notre séjour dans le désert. Quelques-unes d’entre elles égayent chacun des articles de notre carnet de voyage, et la sélection complète est présentée sur notre galerie. Et contrairement à ce que l’on pourrait croire, les dunes ne se ressemblent pas toutes, la faune comme la flore du désert sont riches, et les habitants comme les voyageurs sont autant de sujets qui amènent un peu de diversité dans le paysage.

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